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par bil carson hendaye pays basque  -  5 Janvier 2007, 23:29  -  #Informatique




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Hendaye Plage les deux jumeaux

The basque country
Hendaye

 

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Hendaye is an ideal area to make the most of a spectacular coastline and sea air, particularly
with the nearby domaine abbadia. This protected nature reserve on the corniche road is a
65 hectare property owned by the conservatoire du littoral and includes a refuge for over 30
varieties of birds. Guided tours are available as well as exhibitions on the flora and fauna.

The domaine is dominated by the majestic chateau antoine d'abbadie built by viollet le duc
for the explorer and scientist, antoine d'abbadie d'arrast. The chateau built in the 19th century
in the neo gothic style, is still used as an observatory and may be visited all year round.

The corniche eventually arrives at the beautiful beach of the town Hendaye. Hendaye lies
between the sea ans mountains, built along the banks of the frontier river, the bidassoa,
just opposite the historical ans picturesque town of fontarrabie.

The bay of chingudy, near the stuary of the bidassoa, is a natural haven for sailing,
windsurfing, surf and other water sports.
Hendaye.
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Histoire Pays Basque


HISTOIRE DU PAYS BASQUE


 


 

 

INTRODUCTION

 


Marignan: 1515; Prise de la Bastille: 14 juillet 1789; Waterloo: 1815...... autant de dates de batailles, de noms de rois et de dates de règnes que des générations d'élèves ont dû et doivent encore digérer, avec au mieux le souci d'obtenir une bonne note, au pire (et le plus souvent) la sensation de remuer de vieux faits rébarbatifs et poussiéreux. Quel intérêt pouvait trouver un jeune Kanak à étudier l'arbre généalogique des Valois, même si son professeur s'était évertué à lui faire comprendre que ses ancêtres n'étaient pas Calédoniens mais de bien rudes et bien blonds guerriers gaulois?Aujourd'hui encore, que peut bien penser un élève basque du Guipuzcoa lorsqu'on lui vante la grande nation espagnole, lui qui n'a pas connu son grand-père, mort alors qu'il combattait les troupes de Franco lors du siège d'lrun? Comment en vouloir à ces jeunes qui ne voient pas en quoi des évènements produits à des centaines de kilomètres de chez eux peuvent bien les concerner, et qui ne comprennent pas pourquoi aucun de leurs ancêtres n'a de place dans les livres scolaires. Les Kanaks, les Basques, les Creeks, n'ont-ils donc pas d'Histoire? N'en auront-ils que s'ils parviennent, comme les Irlandais, à se doter d'un Etat et par conséquent du droit à une "Histoire officielle"?


 

 

D'histoires oubliées à des histoires parallèles

Depuis quelques décennies, des historiens ou improvisés tels ont commencé à étudier ces "Histoires oubliées"; longtemps taxés de séparatisme, de récupération idéologique, ils n'en sont pas moins parvenus à diffuser l'idée que les peuples que l'on présente comme minoritaires possédaient leur propre histoire, et ont commencé à débroussailler ces champs volontairement laissés en friche par la Grande Histoire. D'Histoires oubliées, nous sommes passés à des Histoires parallèles, tolérées de fait grâce à la compétence de leurs promoteurs, mais très longtemps étouffées car considérées dangereuses pour les histoires étatiques. Cela explique que l'enseignement de ces histoires ne soit possible que par la volonté de certains professeurs avec toutes les limites liées aux exigences des programmes officiels.


 

 

Se pencher sur l'histoire d'un peuple dit minoritaire (en l'occurrence ici du peuple basque) est donc souvent un acte personnel, qui revêt selon chacun une importance particulière. Pour toute personne qui s'intéresse à l'actualité notamment politique, le recours à l'histoire est fondamental: comment comprendre les débats entourant le Statut d'autonomie de la Communauté Autonome Basque sans savoir que durant des siècles les Basques ont vécu selon des institutions populaires qui leur étaient propres, et qu'ils sont toujours parvenus à imposer, à leurs rois comme aux pouvoirs extérieurs? Comment comprendre le poids économique des coopératives au Pays basque en ne sachant rien des modes d'organisation sociale communautaires qui structurent la société basque depuis des millénaires? Pour un militant quelconque, qui est censé (s'il ne veut pas se sentir manipulé) savoir sur quels éléments s'appuie son engagement, il est indispensable qu'il possède parfaitement l'histoire de l'idée ou du projet politique qu'il défend. On n'imagine pas un partisan du département Pays basque ignorant tout du cheminement de cette revendication depuis 1790 et des divers arguments qui l'ont fondée...


 

 

De même il serait désolant qu'un jeune s'affirmant Basque ne puisse pas raconter, ne serait-ce que brièvement, à un candide ou à un touriste curieux, l'histoire de son pays. A l'inverse, on rencontre trop souvent de ces personnes qui fustigent tout sentiment identitaire en se fondant sur des arguments pseudo-historiques datant d'un demi siècle au moins: la Nation française, Une et Indivisible depuis Clovis voire Vercingétorix, ne connaît aucune culture minoritaire; l'euskara n'est d'ailleurs qu'un patois qu devrait disparaître pour mieux protéger une langue française menacée par la culture anglo-saxonne.

Mais enfin, loin de ce genre de discours, il existe au contraire un phénomène d'attraction de l'identité basque, matérialisé par ces croix basques fleurissant au cou de plus en plus de jeunes adolescents, et souvent véhiculé par la vogue du "rock basque". Phénomène de mode ou preuve d'un "retour identitaire"? En tous les cas, une meilleure connaissance du pays, dans toutes ses dimensions, permettrait à ces jeunes de mieux cerner la place qu'ils ont ou qu'ils aimeraient avoir au sein de la société.


 

 

Une histoire sereine...


Mais pour diffuser l'histoire, encore faut il définir quelle histoire... Peut-on se satisfaire d'une histoire du genre de L'histoire de l'Aquitaine de Ch. Higounet, qui entend relater jusqu'à nos jours l'histoire du grand sud-ouest, mais qui ne mentionne pas une seule fois l'existence d'un peuple basque? Encore faut-il ne pas tomber dans l'excès inverse et récupérer le passé pour des intérêts politiques actuels; on ne peut pas sérieusement accorder de crédit à une histoire qui fait des combattants de Roncevaux ou de Matalas les premiers résistants abertzale. S'il est évident que l'objectivité est une gageure, une histoire sereine et impartiale est indispensable si l'on veut lui éviter les reproches que nous faisons (et que les historiens français font également) à celle de l'Ecole républicaine d'il y a encore 30 ans. Mais l'histoire, au Pays basque comme ailleurs, doit aussi veiller à assumer son passé. Point de société idéale ou supérieure à une autre; le peuple basque a généré autant de grands hommes, autant de criminels, et autant d'exclus qu'ailleurs. Mais ces grands hommes ne sont peut-être pas ceux auxquels on pense d'ordinaire. S'il y a eu des rois basques, ne cherchons pas à taire de l'un d'entre eux notre Roi Soleil. "Un futur démocratique suppose un passé qui ne soit pas la seule mémoire des puissants" dit Lutz Niethammer.


 

 

L'histoire du Pays basque est davantage celle des bergers, marins, et artisans, que celle des monarques et des batailles. Au fil des siècles les rois sont passés mais la civilisation basque, ainsi que sa langue, y ont survécu.

... et formatrice

 


Tout ceci étant dit, il est cependant nécessaire de préciser qu'il y a mille et une façons d'appréhender l'histoire. Mais le plus important est de rechercher celle qui nous permet de mieux connaître notre passé et de mieux comprendre le présent. Un peuple sans histoire, ou qui ignore son histoire, est comme une voiture sans rétroviseur. Mais surtout, des hommes qui ignorent l'histoire s'exposent au risque de la voir se répéter. Histoire à propager mais aussi à méditer, de manière à ce que 50 ans après le Génocide, on ne soit plus obligés d'entendre de nouveau parler de purification ethnique en Bosnie. Histoire de l'être humain à mieux diffuser de manière à ce que plus personne ne puisse plus être dupe face à un homme politique soutenu par 15% d'électeurs Français, qui affirme croire en l'inégalité des races. Histoire de l'Homme qui soit plus ouverte de sorte que chaque peuple ne se sente plus au centre de l'Univers. Comment permettre à un jeune Européen de s'ouvrir au monde, alors qu'il n'a toujours vu que des planisphères centrés sur l'Europe? Sait-il comment un petit Chinois perçoit le monde?

L'histoire, ce mode d'emploi...

 


Quand arrêtera-t-on de parler de la découverte de l'Amérique, de l'exploration de l'Afrique, d"'élargissement du monde connu"? A-t-on jamais pensé à demander à un Yanomani ou à un Pygmée, dont les ancêtres ont toujours vécu sur ces continents, s'ils ont l'impression d'avoir été découverts? Quand on comprendra que l'on n'est ni les seuls, ni les premiers dans le monde, on évitera peut-être ce genre d'ethnocentrisme si dangereux pour les rapports humains. Mais l'histoire sert également à être relativisée: il est important de prendre conscience que les milieux naturels ont précédé l'Homme depuis des millions d'années, et lui permettent de vivre. L'Homme, plus belle créature de la nature, est également celle qui risque de la détruire. L'histoire seule permet de montrer la relativité de la place de l'Homme dans le monde.


 

 

Uhistoire est donc cette mémoire, ce mode d'emploi qui nous permet de savoir qui l'on est, d'expliquer le présent et de comprendre quelles avancées et quelles erreurs nous devons méditer. Elle est aussi la mémoire d'un peuple, dont il ne doit pas se servir mais à laquelle il doit se référer pour construire son avenir. Connaître son histoire est donc fondamental pour être maître de son passé et de son avenir, et enfin pour se rendre compte que l'histoire que les générations suivantes étudieront, c'est nous qui la faisons aujourd'hui.

 

UNE CERTAINE VISION DES INDIGÈNES

Au cours de l'Histoire, on a dit sur les Basques:

Dans le Guide du Pèlerin de St Jacques de Compostelle de 1139, Aymery Picaud décrit: "Puis près des ports de Cize on trouve le Pays des Basques qui possède une ville, Bayonne, sur le rivage, vers le septentrion. Cette terre, à la langue barbare, est boisée, montueuse, dénuée de pain et de vin et de tous aliments corporels, mais, en revanche, on y trouve des pommes, du cidre et du lait ... Ils sont féroces et la terre où ils habitent est aussi féroce, sylvestre et barbare; la férocité de leur visage et de même la barbarie de leur langue, épouvantent les coeurs de ceux qui les voient...(...) Ils s'habillent vraiment mal et mangent et boivent mal. En effet, toute la famille d'un Navarrais, tant serviteur que maître, tant servante que maîtresse, a l'habitude de manger toits les aliments mélangés en une seule marmite, non avec des cuillères, mais avec les mains, et de boire à un même vase. Si tu les voyais manger, tu croirais voir manger des chiens ou des porcs. Si tu les entendais parler; tu te souviendrais de chiens aboyants. En effet, ils ont une langue tout à fait barbare; (...) Ce peuple est une peuple barbare, différent de tous par ses coutumes et son essence, dénué de tonte malice, de teint noir; laid à voir, dépravé, pervers, perfide, dénué de bonite foi et corrompu, libidineux, ivrogne, savant en toutes violences, féroce et sauvage, mal honnête et réprouvé, impie et dur, cruel et querelleur, ignorant de tout ce qui est bon, savant en tous vices et iniquités, semblable en malice aux Gètes et aux Sarrasins, ennemi en tout de nos gens cde France. Pour une son seulement, le Basque ou le Navarrais tue, s'il le peut, un Français. Dans certaines régions, soit en Biscaye et en Alava, quand les Navarrais se réchauffent, l'homme montre à la femme, et la femme à l'homme, leurs parties honteuses. Les Navarrais usent même de la fornication incestueuse avec leurs bestiaux; on dit en effet que le Navarrais suspend au postérieur de sa mule et de sa jument un cadenas, afin que nul autre n'y parvienne. La vulve de la femme et de la mule offre des baisers libidineux".


 

 

Pierre de Lancre, cardinal en 1609, scandalisé par la coutume qu'ont les Basques de porter le nom de leur maison écrit: "les villageois et villageoises les plus gueux se font appeler sieurs et dames de telle maison, qui sont les maisons que chacun d'eux a en son village quand ce ne serait qu'un parc à pourceaux... Si bien qu'ils laissent ordinairement leur cognons et le nom de leurs familles, et même les femmes les noms de leurs maris, pour prendre celui de leurs maisons, pour chétives qu'elles soient et, peut-on dire, si la mutation et changement de nom est en certain cas une espèce de crime, que pour le moins c'est ici une espèce d'inconstance et légèreté et qu'en cela ils s'accommodent aucunement à l'humeur du Diable... ils ensevelissent leur nom et la mémoire de leur famille dans la ruine d'une méchante maison de village". A propos des femmes basques, de Lancre ajoute: "elles ne mangent que des pommes, ne boivent que jus de pommes, qui est une occasion qu'elles mordent si volontiers à cette pomme de transgression qui fit outrepasser les commandements de Dieu à notre premier père. Ce sont des Eve qui séduisent les enfants d'Adam; et, nues par la tête, vivant parmi les montagnes, en toute liberté, comme faisait Eve dans le paradis terrestre, elles écoutent et hommes et démons, et prêtant l'oreille à tous les serpents qui les veulent séduire".

 

En 1802, le sous-préfet approuvait la création du collège de Mauléon pour "tirer de l'ignorance un peuple qui, n'ayant qu'un idiome particulier, ne (pouvait) guère établir de relations avec le reste de la Nation" et selon lui, ce collège était "un grand moyen de franciser les basques, trop en arrière pour les usages, les moeurs, la civilisation, et surtout la langue".

 

Un certain Marlère, instituteur à Hasparren, écrivit à ses supérieurs une lettre pittoresque en 1836: "les enfants de Hasparren étaient laissés comme de vrais hilotes entres les mains des propagateurs de l'idiome cantabrique et tous marqués au coin de l'inertie et de l'idiotisme", dans le même factum, il attribuait à l'euskara, faute d'écoles "françaises", l'augmentation de la criminalité, de la contrebande, de l'émigration, et de la désertion!

 

Au 19ème siècle, le Comité d'Instruction Primaire de Saint Palais interdisait l'emploi des livres en basque d'une part, et d'autre part, dans le deuxième paragraphe de l'article 13 du règlement qu'il avait établi, il ajoutait: "l'instituteur habituera ses élèves à avoir un extérieur décent et honnête, il est défendu aux élèves de proférer aucune parole grossière, comme aussi de parler basque. Ils doivent parler français même en récréation". Ceci rappelle l'inscription affichée dans les écoles bretonnes: "il est interdit de cracher à terre et de parler breton". Ces comités étaient composés de notables locaux, donc Basques...

 

Heureusement, ce siècle-ci la représentation des Basques s'est améliorée

 

Elle a pris soin en particulier d'éviter tout excès de folklorisation; ainsi, selon le Père Donostia, (Donostia 1886, Lekaraz-Baztan 1956) musicologue: "le Basque chante, et il chante toujours et partout: à la maison, à l''église, dans la rue, à la campagne. Joyeux ou triste, il chante quand même, aussi bien lorsque courbé il fauche les fougères qui tombent régulièrement peignées, que lorsque dans le pressoir il fait jaillir le cidre des pommes foulées".

Dans la même lignée, voici ce que nous avons pu entendre dans l'émission "Les grosses têtes" en mai 1998:

A la question "Quelle différence y a-t-il entre les Basques français et les Basques espagnols ?" , la réponse attendue était que "les Basques français portent des bérets rouges et les Basques espagnols des bérets noirs".

Dans un article intitulé "Basques: guerre à l'Europe" paru dans "le Nouvel Observateur", du 20 au 26 juillet 1984, François Caviglioli explique au sujet d'un "jeune homme" d'Hernani: "il a mis 1500 heures pour apprendre le basque, une arme plus redoutable que la kalachnikov ou le cocktail Molotov". Il ajoute plus loin que: "chaque fois qu'on arrête ou qu'on libère un militant de l'ETA militaire, les habitants d'Hernani égorgent un mouton et se barbouillent le visage le sang pour effrayer les gardes civils". (...) Par ailleurs, "il suffit d'un sentiment d'injustice pour rapprocher le joueur de pelote, aux gestes lents et à l'hospitalité généreuse, d'un terroriste maniaque aux yeux fixes. Sous son béret qui le protège des regards et de la réverbération des frontons, l'homme basque a 2 profils". (...) Enfin, selon lui, "la liberté pour un Basque, c'est le droit de troubler la tranquillité de l'Europe et de porter un béret".

 

A propos des Basques, Charb nous confie dans un Charlie Hebdo de juillet 1996: "Qu'est-ce qui les unit? Des idées? Non, d'abord le hasard. Le hasard d'être nés dans le même village, dans la même montagne. Et puis une langue aussi, une langue que personne ne parle parce qu'il n'y a rien à dire en basque à part "touche pas à mon tas de cailloux, c'est chez moi" !

 

A l'occasion des élections régionales en 1994, le même Charb déclare au sujet de la liste "Régions et peuples solidaires": "voter pour des gens qui croient que la terre est plate et s'arrêtent aux barbelés du champ du voisin, voter pour des gens qui pensent que leur langue composée de trois mots et d'un verbe est la plus belle du monde, non. Voter pour des polyphonistes qui prennent leur paella pour un programme politique, voter pour les Serbes, Croates et Bosniaques de demain, non et non."

 

"Parce que toi, monsieur Dupont, si ça se trouve, ta grand-mère s'appelait Wieslowski ou Ramirez, et, malgré tout, tu votes, ton marchand de journaux t'appelle monsieur, et les flics te voussoient. Tu ne crains rien. Toit droit est sacré. Autrefois, tu restais un métèque pour les siècles des siècles. Comme lorsque tu habites la Corse, où, quoi que tu fasses, Si tu t'appelles Wieslowski, tu ne seras jamais Corse. Or la défense des particularités locales, tant qu'elles concernent un jambon ou des rillettes ou le nougat (le jambon corse est meilleur que celui d'Issy-les-Moulineaux, etc...) n'est pas gênante. En revanche, toute défense des particularités locales touchant à l'habitant, à l'homme, au citoyen signe le retour des lois de la jungle, c'est-à-dire du droit du sang. Toute revendication de modification du droit sur des critères d'appartenance ethnique ou régionale est forcément régressive", voici un aperçu de ce que l'on peut trouver dans l'article "Du sang sur le droit du sol" de Philippe Val parti dans le Chadie Hebdo du 21 août, en l'an de grâce 1996. Bien qu'il s'agisse d'un paragraphe concernant la Corse, nous l'avons quand même choisi car il il arrive que ces paroles soient aussi entendues, ici au Pays Basque.

 

Dans le même hebdo, Riss signale qu'"On dit souvent que le Basque est voleur. C'est vrai. Dans la seule phrase en dessous, on trouve six mots piqués au vocabulaire français: "Gazteon eta orohar euskal gizartearen problematika osoa piramide batean kokatuz gero, piramidearen azken muturrean Euskal Herriak pairatzen duen zapalkuntza sozial, ekonomiko, kultural eta politikoa agertzen da". De là à ce que Riss révolutionne la linguistique en nous apprenant que les mots grecs "problema", "puramidos", "oikonomia", "politikos" et les mots latins "socialis" et "cultus" sont issus du français...

 

Alors que depuis des millénaires les Basques se définissent sur un critère strictement linguistique, certains veulent encore les enfermer dans tel ou tel cadre national, comme nous le montrent ces exemples.

Dans "Mon béret est basque et j'ai lu tous les livres", du Charlie Hebdo du 3 septembre 1997, Cavanna nous affirme:

 

"Personne ne conteste aux Basques, pas plus qu'aux Bretons, aux Alsaciens, aux Corses, le droît de cultiver leurs coutumes et de parler leur langue ancestrale. Mais, avant d'être basques, bretons ou "franciliens", ils sont français.

En écho à cet article, nous rapportons ici, une conversation entre deux administrés de la sous-préfecture de Bayonne:

 

- Les Basques sont Français, Monsieur!

- Sans blague ! Alors les habitants de Bilbao, Pampelune ou Saint-Sébastien sont nos compatriotes!

 

- Mais non, Monsieur ces Basques sont Espagnols.

- Comment ? Vous venez de m'affirmer que les Basques étaient Français et voilà que vous vous contredites en m'apprenant qu'ils sont Espagnols. Les Espagnols ne sont pourtant pas Français.

- Non, Monsieur les Espagnols sont Espagnols.

- Et les Français sont Français, Monsieur

- Mais si les Espagnols sont Espagnols et les Français, Français, pourquoi les Basques ne sont-ils pas Basques

?"

AVERTISSEMENT


Les textes principaux de cette plaquette, consacrés à l'histoire du Pays basque, sont accompagnés de deux chronologies. La première a pour but de situer les évènements dans l'histoire mondiale, celle que tout le monde connaît car c'est celle qui est enseignée à l'Ecole. La seconde est également une chronologie mondiale, mais qui s'attache à présenter les faits oubliés de la "Grande histoire", ceux que peu de gens connaissent car ils concernent des peuples sans Etat, ou des évènements trop éloignés des grands conflits ou des grands règnes pour être jugés intéressants.

 

LEXIQUE

Ce lexique est volontairement très succinct. Il a pour but de proposer au lecteur les quelques termes basques essentiels avant de se lancer dans la lecture de cet ouvrage. En effet, pour initier celui-ci au vocabulaire usuel au Pays basque, même lorsque l'on parle en français, et pour éviter les répétitions et lourdeurs de style, nous avons pris le parti d'utiliser régulièrement ces termes basques dans le texte en français.

EUSKAL HERRIA: Pays basque, mais aussi peuple basque.

 

EUSKADI: Pays basque, dans une acception politique; mot créé par S. Arana-Goiri

 

EUSKARA: langue basque.

 

EUSKALDUNA: Basque, littéralement défini par "celui qui possède la langue basque"

 

KEGOALDE: littéralement "côté sud" du Pays basque, sous tutelle espagnole, constitué de 4 provinces (Guipuzkoa, Biscaye. Alava, et Navarre)

 

IKASTOLA: école en lanaue basque.

 

IKURRINA: drapeau basque.

 

IPARRALDE: littéralement "côté nord" du Pays basque, sous tutelle française, constitué de 3 provinces (Labourd, BasseNavarre, et Soule).

 

L'HISTOIRE DU PAYS BASQUE

PRÉHISTOIRE ET PROTOHISTOIRE

Les premières traces

La présence humaine est attestée dans l'actuel Pays basque dès l'époque moustérienne qui correspond à 100000 ans avant JC. Des outils datant de cette époque ont été retrouvés dans l'abri d'Olha près de Cambo-les-bains et dans le massif d'Urbasa en Alava.

 

Les grottes d'Otxozelaia entre Isturiti et St Martin d'Arberoue (Basse-Navarre) contiennent des outils et des peintures que les spécialistes situent entre les périodes de l'aurignacien et du magdalénien (-35000 à -9000).

 

Entre 1928 et 1936, le père J.M. BARANDIARAN examine six crânes qui ont été découverts dans l'abri d'Iziar à Deba. Ces crânes datant de 15000 ans avant JC permettent d'établir l'existence d'une population magdalénienne (population qui vécut dans une période allant de -14000 à -10000) correspondant au type de l'homme basque actuel.

 

Ces découvertes archéologiques, accompagnées par d'autres recherches permettent de penser que des populations habitent depuis très longtemps dans ce qui va devenir le Pays basque.

 

Le Néolithique


Cette période comprend ce que certains historiens appèlent la première Révolution; en effet, la préhistoire voit à partir du 80 millénaire avant JC l'amorce d'une phase de développement technique des sociétés humaines que l'on nomme "néolithique". Parti de différents foyers sur la planète, le mouvement néolithique atteint le continent européen vers le cinquième millénaire par deux voies importantes: la Méditerranée et la zone du Danube. Vers 4000 ans avant JC, les premiers pasteurs font leur apparition en Euskal Herri; vers -2500, ceux-ci font la conquête de pâturages en altitude. Les ovins et les caprins furent probablement les premiers animaux apprivoisés au Pays basque; ils ne semblent pas être issus d'animaux sauvages indigènes ce qui implique qu'il y aurait eu des échanges entre populations. L'usage du cuivre apparaît vers -2500 dans les Pyrénées basques, il est importé du Sud par voie commerciale; son usage est cependant restreint, car la pierre est encore largement utilisée. La découverte d'un moulin daté de 2000 avant JC à Lumentxa en Biscaye atteste de la culture des céréales au Pays basque dès cette époque.

 

Le dernier millénaire


A partir du début du dernier millénaire (-900,-800), les populations celtiques arrivent dans les Pyrénées. Les Celtes, peu nombreux mais dominateurs s'intègrent pourtant et perdent peu à peu toute personnalité culturelle. A cette époque, les populations bascophones ont depuis longtemps une forte homogénéité culturelle. Les Celtes amènent au Pays basque de nouvelles techniques très vite utilisées par les populations locales; en particulier l'usage du fer qui est une industrie d'origine centre-européenne. Dans le domaine agricole, de nouvelles techniques font leur apparition avec par exemple l'araire ainsi que de nouvelles semences comme la fève. C'est à l'âge du fer qu'apparaissent les tout premiers groupements urbains: Etxauri et Corteta en Navarre, La Hoya en Alava. L'apparition d'éléments destabilisateurs du centre de l'Europe ou même l'insécurité due à des rivalités entre populations de la "Vasconia" (aire regroupant les territoires de civilisation basque, ou plutôt "proto-basque"), provoquent le développement d'habitats défensifs: les gaztelu. C'est à cette époque qu'apparaissent les cromlechs, rites funéraires qui se perpétuent dans l'aire vascoïde jusqu'au XIe siècle après JC! Durant la période de rencontre avec les peuples celtes, l'élevage est l'activité essentielle des populations prolo-basques ou basques qui font transhumer leurs bêtes très haut dans le Nord (jusqu'à la Garonne) et au Sud de l'Ebre.

 

LES BASQUES FACE AUX EMPIRES


La venue des Romains


A partir du XIe siècle avant JC, les Romains font leur apparition dans la plaine de l'Ebre (vestiges nombreux: Labarka, Lodosa,...). Celle-ci est définitivement conquise en 76 avant JC; le général POMPEE fait agrandir le "village" qui deviendra Pompaelo (Pampelune). Jules CESAR descend au Sud de la Garonne en 56, au moment de l'insurrection gauloise qui a lieu au Nord de ce fleuve. En -27, MESSALA termine la conquête des plaines du Nord des Pyrénées.

A cette époque, le risque de déculturation des Basques est très grand, cela par la disparition de l'euskara. Les Pyrénées deviennent alors le lieu de refuge des populations basques, le "saltus" (zone boisée) pyrénéen est mentionné par l'auteur romain PLINE sous le nom de saltus vasconum ("saltus des vascons"). Très tôt, l'administration romaine perd de son influence, la province de Novempopulanie (province qui réunit les populations basques) est créée dès le 110 siècle. A partir du 1V0 siècle, l'Empire romain subit les premières attaques importantes de la part des peuples venus de l'Est de l'Europe (dits "barbares").


nounou 25/11/2011 11:25


Bonjour,


je vous remercie pour ces informations. 


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PILOUA 21/11/2007 21:29

Voilà la vraie histoire du pays basqueSource wilkipédia . j'ai participé à l'élaboration de ce textePays basque sud Plage de Saint-Sébastien dans le pays basque espagnol Article détaillé : pays basque espagnol (Hegoalde). Le Pays basque espagnol (Hegoalde) ou Pays basque sud comprend : l'Álava, qui couvre une superficie de 3 037 km² avec 299 267 habitants en 2005. Sa capitale est Vitoria-Gasteiz. Les autres villes principales sont : Laudio, Amurrio, Oion et Laguardia.la Biscaye, qui couvre une superficie de 2 217 km² avec 1 133 444 habitants recensés en 2002. Sa capitale est Bilbao. Les autres villes principales sont : Barakaldo, Getxo, Sestao, Guernica, Durango, Sopelana, Leioa, Bermeo, Ermua et Balmaseda.le Guipúzcoa, qui couvre une superficie de 1 980 km² avec 682 977 habitants en 2002. Sa capitale est Saint-Sébastien (Donostia). Les autres villes principales sont : Irun, Eibar, Tolosa (ancienne capitale du Guipúzcoa), Beasain, Azpeitia, Azkoitia, Ordizia, Zarautz, Hondarribia et Idiazabal formant la communauté autonome basque.la Navarre, constituée en Communauté Forale de Navarre, qui couvre une superficie de 10 391 km² avec 569 628 habitants en 2003. Sa capitale est Pampelune (Iruña). C'est aussi l'ancienne capitale de l'ancien royaume de Navarre. Pays basque nord [modifier] Bayonne, centre économique du pays basque français Article détaillé : Pays basque français. Le Pays basque français (Iparralde) ou Pays basque nord comprend : le Labourd (Lapurdi), qui couvre une superficie de 858 km² avec 205 000 habitants. Sa capitale est Ustaritz (Ustaritze). Les autres villes principales sont : Anglet (Angelu), Biarritz (Miarritze), Hendaye (Hendaia), Saint-Jean-de-Luz (Donibane-Lohizune) et Espelette (Ezpeleta). Les descriptions récentes du Labourd y font le plus souvent figurer Bayonne (Baiona).la Basse-Navarre (Nafarroa-Beherea). Sa capitale est Saint-Jean-Pied-de-Port (Donibane Garazi) et les autres villes principales sont : Saint-Palais (Donapaleu).la Soule (Zuberoa ou Xiberoa), qui détient 13 471 habitant en 1999. Sa capitale est Mauléon-Licharre (Maule-Lextarre). Le pays basque français forme une partie du département des Pyrénées-Atlantiques (le département ayant été constitué à partir de ces pays et du Béarn pour l'essentiel). Paysages [modifier] La côte et les montagnes sont les paysages dominants du pays basque. La côte découpée à Biarritz Trois provinces se partagent la côte basque : le Labourd côté français et le Guipúzcoa et la Biscaye côté espagnol. La région est très marquée par l'influence maritime et Bilbao et Bayonne en sont les deux villes rayonnantes. La côte basque commence au sud de l'Adour avec des plages de sables fins qui correspondent au prolongement de la côte landaise. À Anglet, à la chambre d'Amour, les longues plages se terminent et laissent la place à des falaises de 30 à 50 m de hauteur et à des petites plages enfoncées dans des criques. Cette formation rocheuse provient du massif pyrénéen qui rencontre le golfe de Gascogne au niveau de la frontière franco-espagnole (Pointe Sainte Anne ,Cabo Higuer). Les formations géologiques sont très hétérogènes le long de la côte. On rencontre du grès calcaire à la pointe Saint-Martin, des marnes bleues sur la côte des basques, ou du flysh vers Bidart, dans la baie de Loya, à Hendaye ou à Zumaya. La côte est alors très découpée et change inexorablement avec l'érosion des pluies et de la mer. Au milieu des ces falaises, on trouve des plages étroites, assez rares et parfois composées de galets et des estuaires qui sont devenus les lieux privilégiés d'urbanisme. On observe une différence nette entre la côte basque française et la "costa vasca" (côte basque espagnole). L'expansion de l'urbanisme est important côté français à cause notamment du tourisme grandissant. Environ 5% de la côte est libre de construction. Côté espagnol, la côte est plus préservée et moins urbanisée. Cependant, la qualité de l'urbanisation est beaucoup plus mauvaise que côté français et dénature le littoral. Un paysage de collines verdoyantes à Mauléon-Licharre La montagne domine tout le reste du territoire basque avec des hauteurs dépassant 400 m sur plus de la moitié du pays. Ce sont les Pyrénées qui sont dans le centre du Pays basque et coupent ce dernier en deux formant la frontière entre la France et l'Espagne. Le point culminant des Pyrénées basques est le pic d'Orhy à 2 017 m. À l'est, les Pyrénées sont hautes et parsemées de forêt et de pâturages d'altitude avec des vallées assez profondes. À l'ouest, la chaine Pyrénéene est plus calme et forme des plateaux herbeux et des sommets arrondis jusqu'à l'Océan. Au nord du massif, en Iparralde, les collines vertes dominent jusqu'à l'Adour. On y trouve des prairies, des bois et des champs cultivés de maïs. Au dessus de l'Adour se forme une plaine alluviale marécageuse appelée les barthes. Au sud de la chaine axiale, en Navarre , les Pyrénées sont présentes tout le long de la frontière et se prolongent jusqu'à la côte basque espagnole avec des vallées plus vertes et moins étroites. À l'ouest,dans la communauté autonome basque, on trouve la cordillère Cantabrique qui se prolonge vers Bilbao. Elle est formée d'une succession de sierras : la sierra d'Aralar, la sierra d'Urbasa et la sierra d'Andia. Enfin, vers l'Èbre, les plateaux disparaissent au profit d'une grande vallée. Climat [modifier] Le climat du pays basque est varié et fortement influencé par l'océan Atlantique. Le littoral bénéficie de l'influence du Gulf Stream qui donne un climat tempéré et des températures douces. La température annuelle moyenne est de 13°C. Les vents dominants sont orientés d'ouest en est et amènent des précipitations régulières en hiver. Au sud, en Espagne, des vents du sud appelés localement haize hegoa permettent de réchauffer tout le pays. Les étés restent doux grâce à l'océan. Les pluies sont assez abondantes et tombent très rapidement sous forme d'orages ce qui donne une végétation riche et verte même en été. Vers le sud du pays basque en Espagne, le climat devient plutôt méditerranéen voire même presque continental avec des hivers secs et froids et une végétation plus désertique. Faune et flore [modifier] La faune est très variée sur ce vaste territoire. Les oiseaux sont très présents sur le littoral. On retrouve l'hirondelle de rochers qui niche dans les falaises, l'océanite tempête qui est un oiseau devenu rare, ou le tournepierre à collier que l'on trouve très fréquemment sur les plages et les rochers. Le cormoran, le goéland, la mouette et l'huîtrier pie sont des oiseaux qui fréquentent les côtes basques. C'est aussi un lieu d'hivernage pour le macareux moine, le guillemot de Troïl et le pingouin torda. La montagne est le refuge de nombreux rapaces comme le milan noir, la buse variable ou le vautour fauve. Des mammifères sont familiers du pays basque. Autrefois, l'ours brun peuplait les montagnes. Maintenant, on trouve des cerfs, sangliers et renards. De nombreux lapins de garenne font le bonheur des chasseurs de la région. La flore du pays basque est variée et différente suivant l'altitude et le climat. Sur le littoral, la flore est adaptée aux conditions maritimes de vent et de sel. On y trouve de la lande et de la prairie maritime avec des ajoncs, de la bruyère, la sérapia langue et le crithme marin. Sur la côte espagnol, les dunes sont fixées grâce à des plantations de pins maritimes, des tamaris et de l'eucalyptus. Le paysage de collines est dominé par des prairies herbeuses et de la lande. En paysage montagnard, on trouve essentiellement des forêts de chênes et de hêtres. Arbailles et Iraty sont les plus grandes forêts de hêtres d'Europe. Au dessus de 1800 m, la lande reprend le relais ainsi que les pâturages d'estive. On y retrouve le rhododendron et la myrtille. Histoire [modifier] Article détaillé : Histoire des Basques. De la préhistoire aux Romains [modifier] Restes préhistoriques à Okabe au SE de Saint-Jean-Pied-de-Port L'histoire du pays basque commence à la préhistoire tels en témoignent les objets retrouvés dans les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya. De nombreux peuples côtoient l'actuel pays basque. De nombreux historiens romains relatent aussi l'existence de nombreuses tribus différentes des Celtes ou des Gaulois : Autrigons, Caristes, Vardules, Bérons, Vascons et Aquitains. Ces derniers collaborent sans doute pleinement avec les Romains. Au Moyen Âge, les romains sont supplantés par les Wisigoths qui ont envahi toute la péninsule et les Francs qui se trouvent au nord des Pyrénées. Au milieu se forme le territoire des Vascons. Ils ne se soumettent pas au roi des Francs et n'hésitent pas à piller les villages au sud comme au nord. La particularité basque d'une société indépendante et très égalitaire apparaît alors à cette période. Au VIIIe siècle, l'invasion musulmane provenant du sud prend le territoire des basques. Se forme alors le royaume de Pampelune, prélude du royaume de Navarre. Charlemagne conquit la ville de Pampelune détruisant ses murailles. En 778 eut lieu la Bataille de Roncevaux, pour laquelle certaines théories soutiennent que ce furent les Vascons qui, pour se venger, attaquèrent l'arrière-garde de l'armée franque de Charlemagne, privant ainsi de sa protection la constitution d'une zone d'influence carolingienne dans la vallée de l'Èbre, similaire aux marches hispaniques de Catalogne. Cette bataille donna naissance à la fameuse Chanson de Roland. Le pouvoir des fueros [modifier] Au IXe siècle, c'est le début de la reconquête des terres prises par les musulmans (Reconquista) et le Pays basque fut alternativement partie du royaume de Navarre et du royaume de Castille. Des conflits existaient entre les commerçants du pays basque espagnol et les commerçants de Bayonne. C'est aussi le moment de la mise en place des fueros (fors). C'est une charte accordant aux populations des privilèges et des libertés et issue d'une synthèse entre les lois romaines et wisigothes. Elles sont conclues entre le roi et une vallée, une ville ou un village. La province de Navarre sera la plus prospère sous le règne de Sanche le Grand au XIe siècle s'étendant sur une partie de l'Aquitaine au nord et en Aragon à l'est. Au XIIe siècle, elle éclate mais chaque province conserve son système de fueros. La Soule et le Labourd qui reviennent à l'Aquitaine tombent sous domination anglaise avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et le roi d'Angleterre. Et durant la guerre de Cent Ans, le pays basque est écartelé entre la France et l'Angleterre. À la fin du Moyen Âge, en 1521, le statut de la Navarre comme partie de la couronne de Castille fut consolidé. Le Royaume de Navarre sous domination de la Maison de Foix se réduisait alors aux territoires au nord des Pyrénées. Les Basques de Guipuzcoa, Biscaye et Alava continuèrent à entretenir un degré élevé d'autonomie de leurs provinces tant en Espagne qu'en France : les fueros sont toujours en place et appréciés par la population locale. En 1659 est signé le traité des Pyrénées à Hendaye fixant la frontière entre l'Espagne et le France et séparant la Navarre en deux. La France obtient la Soule et le Labourd. Pendant ce temps, les Basques participèrent à la conquête de l'Amérique grâce à la chasse à la baleine qui les emmena jusqu'aux terres de la Nouvelle-France. De nombreux marins et explorateurs sont issus des territoires basques. La fin de l'autonomie [modifier] La large autonomie des provinces basques du nord toucha à sa fin avec la Révolution française, qui centralisa le gouvernement et abolit la totalité des privilèges locaux que garantissait l'Ancien Régime. Pour le nord, c'est la fin des fueros. Au sud, le pouvoir des fueros est contesté par des économistes qui y voient un frein au développement économique. Lors d'une guerre de succession entre Isabelle II d'Espagne et son oncle Carlos, les avis sont partagés sur les fueros entre ses deux héritiers du trône. C'est la première guerre carliste entre 1833 et 1876 qui déchirent l'Espagne. Des guérillas des populations basques s’opposent aux armées des gouvernements libéraux espagnols. Mais en 1876 les fueros sont abolis par ordre du roi et le pouvoir central est affirmé. Avec la fin des fueros, c'est le début du nationalisme avec rejet du pouvoir central qui veut étouffer la culture basque. En 1895, un premier mouvement nationaliste basque voit le jour et réclame le retour des fueros et l'autonomie des provinces basques. Au nord comme au sud, le sentiment d'unité basque est mis en valeur. Durant la Première Guerre mondiale, de nombreux basques se réfugient au sud. En 1930, des mouvements de gauche et du Front populaire émergent dans les deux pays. En 1931, la république est déclarée en Espagne et la droite prend le pouvoir. Le nationalisme au XXe siècle [modifier] Article détaillé : Nationalisme basque. Expression du nationalisme basque En 1936, débute la guerre civile espagnole. Les républicains pour s'assurer du soutien des basques déclarent l'autonomie du pays basque. Mais, cela sème la discorde entre les partisans du pays basque. La Navarre anti-républicaine soutient Franco tandis que la Biscaye et le Guipuzcoa ou le Parti nationaliste basque (PNV) est puissant, soutiennent le pouvoir républicain en place. Franco attaque le pays basque en 1937 et le bombardement de Gernika (immortalisé par un célèbre tableau de Picasso) fait de nombreuses victimes civiles. Le gouvernement autonome présidé par J.A. Agirre (PNV) s'exile à Bayonne lorsque Bilbao est prise. De nombreux exilés rejoignent la partie française du pays basque. 1939 marque la victoire de Franco et le début de la répression franquiste. La résistance basque rejoint les territoires du nord et en plus du PNV deux mouvements se forment : l'ETA (Euskadi ta Askatasuna) en 1959 au sud, vite influencé par les idées révolutionnaires, et Enbata en 1963 au nord. Les mouvements se radicalisent et appellent à la violence. C'est le début du terrorisme. Avec l'arrivée de Juan Carlos au pouvoir, des concessions sont faites par le gouvernement espagnol mais cela ne satisfait pas les révolutionnaires qui veulent un peuple basque libre et socialiste. En 1979, le statut de la communauté autonome basque est signé par les provinces sauf la Navarre. Depuis, des institutions basques (parlement, gouvernement, système éducatif, radio-TV) sont mises en place. Économie [modifier] Bilbao, cœur économique du pays basque espagnol Tourisme [modifier] Le tourisme est la principale économie du pays basque surtout pour la partie nord. Il représente 20% du PIB pour le pays basque français tandis que l'industrie réduit cette proportion à 4% au pays basque espagnol. Le tourisme est apparu au XIXe siècle avec l'arrivée des premiers touristes à Biarritz venant gouter aux bains marins. De nombreuses personnes célèbres comme Eugénie l'épouse de Napoléon III, le roi Édouard VII d'Angleterre, Edmond Rostand et bien d'autres vedettes se rendront dans le pays basque afin de profiter des bienfaits de la mer et du thermalisme. Côté espagnol, la ville de Saint-Sébastien attire le plus grand nombre de touristes. Bilbao tire aussi son épingle du jeu avec notamment son musée Guggenheim. La renommée de Saint-Sébastien vient des premiers souverains espagnols puis des riches Espagnols qui allaient en vacances dans cette belle ville côtière. L'attrait du Pays basque s'explique aussi par son climat clément en été, mais aussi sa culture, ses traditions et son patrimoine. De nombreuses activités et de nombreux loisirs attirent les touristes. La nature permet de pratiquer la chasse et la pêche mais aussi les sports d'eau vive, la randonnée et le VTT. Pêche [modifier] La pêche est une activité économique très présente en pays basque comme en témoigne les nombreux ports que l'on y trouve. Autrefois, les basques pêchaient activement la baleine dont on extrayait de nombreux produits dérivés comme le savon et l'huile. Mais, avec la raréfaction des baleines et l'interdiction de sa chasse, les basques se tournent vers la pêche à la morue au XIXe siècle. Le port de Saint-Jean-de-Luz est typique et permet de retrouver toute l'ambiance d'un port basque. Son activité fut essentiellement tournée vers la sardine et le thon malgré les rivalités avec les pêcheurs bretons sur ces produits. Au XXe siècle, des rivalités opposent les pêcheurs espagnols aux pêcheurs français qui détériorent les conditions de travail. De plus la réglementation européenne et la raréfaction des ressources provoquent une crise importante dans la profession. Les pêcheurs s'organisent alors en coopératives puis modifient leurs zones de pêche en se déplaçant vers les côtes africaines. Les bateaux-usines se développent pour permettre de réaliser de plus grandes campagnes de pêche. Il existe tout de même un fossé entre les pêcheurs français et espagnols car ces derniers pêchent beaucoup plus que les pêcheurs du pays basque français. Industrie [modifier] Quelques industries sont issues directement de l'artisanat du Moyen Âge comme la tannerie du cuir à Hasparren, l'espadrille à Mauléon, le linge de table et les textiles dans le pays basque français. À noter que la marque Quiksilver s'est installée à Saint-Jean-de-Luz. Au sud, l'ameublement et le travail du bois en Guipúzcoa et en Biscaye sont très présents. Mais les plus grosses industries se situent autour du pôle Bayonne-Anglet-Biarritz et la côte espagnole. Cette dernière regroupe les mines de fer de Biscaye qui assurent 10% de la production mondiale et la sidérurgie à Bilbao. Côté français, le port de Bayonne est très dynamique et assure les livraisons de soufre et du pétrole de Lacq vers l'extérieur. Il est aussi la plate-forme européenne de distribution des véhicules Ford et General Motors fabriqués en Espagne et au Portugal. Enfin, on retrouve à Anglet l'usine de Dassault Aviation et le technopole de Izarbel. Côté financier, Bilbao et Vizcaya se sont unis afin de créer la deuxième place financière de l'Espagne. Agriculture [modifier] Le Pays basque est une région fortement rurale pour 90% de son territoire. Le maïs domine les cultures agricoles du pays basque français et les Pyrénées-Atlantiques sont le deuxième département au niveau national en terme de production de maïs. Mais, La production est fortement concurrentielle et subit des baisses du cours. Certains producteurs préfèrent se tourner vers des productions plus rustiques et de qualité comme le piment d'Espelette, la cerise Itxassou, les pommes à cidre ou les produits biologiques. Le vin était très présent dans tout le pays basque, seuls quelques terroirs demeurent aujourd'hui comme le vin d'Irouléguy les vins de la Rioja et le txakoli de Navarre. Quelques cultures d'olivier (arbre)s sont visibles dans le bassin de l'Èbre. La Navarre est aussi une région de maraîchage. Les région montagneuses sont productrices de fromage comme Larceveau exploité par Roquefort Société et la laiterie Berria à Macaye et l'Ossau-Iraty, fromage AOC. Ces fromages sont essentiellement produits par un élevage d'ovins. On trouve de nombreuses races comme la manech à tête noire de la Basse-Navarre à Biscaye et l'ardi xuri, une brebis blanche en Soule. Le Pays basque existe-t-il ? [modifier] Interrogation d'apparence provocatrice qui ouvre l'introduction de l'Histoire générale du pays basque de Manex Goyhenetche, cette question mérite en effet d'être discutée au préalable à l'étude de ce territoire. Dépourvu d'unité administrative et n'ayant jamais constitué dans l'histoire un territoire politiquement uni, ne se confondant pas avec l'aire d'expansion de la langue basque, ce « Pays basque » d'aspect un peu artificiel est-il bien un concept qui fait sens ? Quand et comment s'est constituée cette idée d'un territoire transfrontalier lié à l'identité nationale basque ? Il convient donc de situer la genèse de cette idée d'Euskal Herria selon la terminologie basque pour en apprécier la pertinence. Dans la littérature, plusieurs points de vue sur le sujet sont disponibles. Un auteur proche du nationalisme basque, Jean-Louis Davant ouvre avec une certaine ironie son Histoire du peuple basque en rapportant dans l'introduction[1] un propos que lui aurait tenu en 1965 le Préfet des Pyrénées-Atlantiques : « Le Pays basque, Monsieur, ça n'existe pas. » Implicitement présente dans les critiques des milieux les plus opposés au nationalisme basque, sans doute davantage en Espagne qu'en France[2], cette position « extrême » ne semble guère soutenue dans la littérature savante récente et nous ne la mentionnerons que pour mémoire. De façon opposée le même Jean-Louis Davant cite Fernando de Sarrailh de Yhartz, un nationaliste basque des plus virulents, pour qui le Pays basque doit être une « grande Vasconie » incluant toutes les terres qui auraient été basques un jour : Gascogne, région de Jaca, Rioja et Bureba, tout en concédant que ces vues sont des plus minoritaires[3]. En basque, le concept a une dénomination spécifique : c'est le « Orok Bat », qui signifie « Toutes unies »[4]. Plus commune est la définition du Pays basque à partir d'un critère linguistique, autre choix qui conduit à refuser la définition la plus courante du concept et à en retirer notamment le sud de l'Alava et de la Navarre[5]. Sur ce critère par exemple, la Grande Encyclopédie de Berthelot peut écrire au XIXe siècle que « ni Bayonne, ni Pampelune, ni Bilbao ne sont basques ». Tout en rapportant ce point de vue, Manex Goyhenetche souligne qu'il n'est plus commun de nos jours où l'idée d'ethnicité basque est largement acceptée et s'est nettement disjointe des critères d'appartenance linguistique. Le concept de « Pays basque » le plus couramment utilisé aujourd'hui au sens culturel, c'est donc bien celui dont traite l'article, le « Zazpiak Bat », les « sept provinces » selon sa description traditionnelle. L'historique du concept est instructif : sa progressive montée en puissance est nettement postérieure à celle de l'appellation courante de « Basques » pour dénommer les habitants du lieu. Si celle-ci est attestée dès la Renaissance, la première description géographique du pays semble remonter à 1643 dans le traité de religion Gero de Pedro de Axular, première source connue à énumérer les « sept provinces » qui constituent le Pays basque[6]. Elle reste isolée, une occurrence suivante[7] apparaissant dans l'Histoire des Basques rédigée pendant la période de 1761 à 1766 par le Chevalier de Béla, et qui est la première à décrire cette liste comme celle des « sept provinces » (ou « pays particuliers ») en lesquelles il convient de « diviser » les Basques. C'est surtout au dernier tiers du XIXe siècle que le concept prend son essor, sous son nom basque d’Euskal Herria (même en espagnol, souvent contracté en Euskalherria) dans une littérature qui dépasse largement la sphère nationaliste, tandis que se répand l'intérêt pour les traditions régionales. L'expression « Pays basque » au singulier pour désigner la totalité de l'aire culturelle basque se répand à la même époque dans les textes français.[6] Identité basque [modifier] Encierro, fêtes de San Fermin à Pampelune L'identité basque n'est pas une identité isolée. Ce sont, pour la partie française, les descendants des Aquitains (Comme les Gascons), et pour la partie Espagnole, des Vardules, des Autrigons, des Caristi et des Vascons. La langue basque [modifier] Article détaillé : Basque. La langue basque, ou euskera est une composante essentielle de l'identité basque. C'est une langue vivante qui serait parlée par plus de 80 000 personnes localement. Son origine est très ancienne et remonterait au quaternaire mais on ne connaît pas l'origine exacte. On retrouve mystérieusement des liens avec de nombreuses contrées lointaines ce qui suggèrent de nombreux échanges linguistiques avec la langue basque. Le basque est complexe car sa grammaire est basée sur les déclinaisons. Tous les mots d'une phrase se déclinent et leur terminaison est différente suivant leur rôle dans la phrase. De plus, le basque est une langue agglutinante, c’est-à-dire que l'on peut ajouter de nombreux suffixes pour en affiner sa compréhension et son sens. Dans la communauté autonome basque et Communauté Forale de Navarre, la langue basque est officielle comme l'espagnol. Dans le pays basque espagnol, 99% des enfants sont scolarisés dans une école basque et les médias favorisent son expansion et son utilisation. Au contraire, en France, la langue est considérée comme une langue minoritaire et seules des associations locales font des efforts de sauvegarde et de transmission de la langue. Seuls 2% des enfants français du Pays basque sont scolarisés dans une école basque. Les fêtes basques [modifier] Le pays basque est connu pour ses fêtes et festivals qui se déroulent toute l'année. Cette particularité peut s'expliquer par la vie autrefois rurale des habitants du pays basque, par le catholicisme et aussi par un renouveau traditionnel encouragé par le tourisme important de la région. La Soule est notamment réputé pour sa pastorale, représentation théâtrale. Elle est organisée chaque année par un village différent. Il existe une communauté basque aux États-Unis (près de 100 000 personnes), essentiellement regroupée dans les états de la Californie, le Nevada et l'Idaho. La ville d'Elko dans l'état du Nevada organise chaque mois de juillet un festival basque (National Basque Festival) avec des danses traditionnelles, des spécialités culinaires, des courses de taureaux et des épreuves de force. Par ailleurs, la plus grande concentration de basques se situe en Argentine (près de 3 millions et demi de personnes soit 10% de la population totale du pays), qui organise chaque année, la Semana Nacional Vasca (la Semaine Nationale Basque). 30% de la population chilienne porte un nom de famille basque et 30% de la population Uruguayenne a des origines basques. La gastronomie [modifier] Article détaillé : cuisine basque. Grâce à sa pêche traditionnelle on trouve sur les marchés du Pays basque une très grande variété de produits de la mer (anchois, daurades, louvines, crabes, araignées de mer…) Avec une agriculture traditionnelle faite de petites exploitations, un climat et une géographie exceptionnels, le pays basque dispose d’un large éventail de produits du terroir (fromages, agneau, piments, vins…) Cependant, des influences gasconnes et béarnaises se font sentir du côté de la France tandis qu'au sud on retrouve des influences espagnoles avec l'huile d'olive, la tomate et les poivrons. Dans la culture basque les sociétés gastronomiques ont toujours joué un rôle primordial. Lieux de rencontre, les sociétés gastronomiques sont des associations de village, de quartier, ou socio-professionnelles qui allient les différentes structures de la culture basque (la langue basque, les danses et les chants basques, les sports basques, et bien sûr la gastronomie basque). La réputation légendaire des basques pour les défis et les concours fit le reste. Toutes les fêtes et rassemblements populaires sont prétextes à des concours de cuisine, entre quartiers, villages, villes, sociétés gastronomiques ou entre amis. C’est ainsi que les tapas et pintxos (véritables plats traditionnels en miniatures) se sont développés. Dans les bars de Donostia (Saint-Sébastien) comme dans tout le Pays basque on rivalise d’ingéniosité pour créer les meilleures tapas et gagner les différents concours. La cuisine basque utilise des produits de la mer comme le thon rouge frit généralement servi avec une piperade (une compote de tomates, de poivrons ou idéalement de piments doux, d'ail et d'oignons). La morue est cuisinée à la Biscaye avec des tomates et des poivrons. D'autres spécialités à base de poissons sont cuisinées dans le pays basque : le merlu koxkera, la daurade d'Oihartzun, le ttoro (soupe de poisson spécialité de Saint-Jean-de-Luz), les chipirons (sorte d'encornets cuisinés avec leur encre) et le txanguro qui est un crabe farci. Le porc et l'agneau sont les viandes les plus consommées du pays basque. Dans le pays basque du sud, l'agneau est servi avec de la piperade et à Espelette on cuisine l'axoa qui est un plat à base de viande de veau avec du piment d'Espelette. La viande de porc est du cochon-pie qui a été élevé en semi-liberté et nourri de glands. Le poulet est consommé à la basquaise c'est-à-dire avec de la piperade. Le fromage basque est un fromage de brebis frais au lait cru. Trois appellations contrôlées distinguent les fromages basques : l'Ossau-Iraty, le roncal et le Idiazabal. Le jambon dit "de Bayonne" est en réalité béarnais et fabriqué à partir de porcs des vallées d'Ossau et d'Aspe. Ce jambon était historiquement salé à Salies-de-Béarn puis exporté via l'Adour depuis le port de Bayonne d'où l'appellation abusive jambon de Bayonne qui perdure aujourd'hui. Aujourd'hui d'ailleurs, l'essentiel du jambon de Bayonne est fabriqué dans le Béarn. Le porc, et en particulier le porc noir, n'a été introduit dans le Pays basque que dans les années 1960 pour faire face à une grave crise agricole. Le fœhn, vent sec de cette région, permet lors du séchage de faire pénétrer le sel à l'intérieur du jambon. Enfin, moins connus, les chichons, sorte de rillons et la ventrèche, poitrine séchée et pimentée sont aussi des spécialités locales. Côté alcool, quatre appellations existent dans le pays basque : le vin d'Irouléguy appellation du pays basque nord, le vin blanc de txakoli, les vins de la Rioja et les vins rouges de la région de Tudela, Tafalla et Estella. L'izarra et le patxaran sont des liqueurs basques. Le cadre de vie basque [modifier] Au Pays basque les activités traditionnelles, force basque ou pelote basque côtoient les activités plus contemporaines comme le golf (8 parcours) ou le surf [8]. La pelote basque est un sport très ancien possédant de nombreuses spécialités avec autant de règles particulières. Le jeu de base se joue à main nue La maison basque ou etxe est typique et représentatif du pays basque. Mais, on observe des différences régionales comme en Labourd où la maison est asymétrique au niveau de sa toiture ou en Basse-Navarre ou en Soule. Elle servait à accueillir les hommes et les bêtes sous le même toit. Remarque sur la traduction en basque [modifier] Le Pays basque est appelé Euskal Herria en basque. Cependant, le mot Euskadi, inventé par le père du nationalisme basque, Sabino Arana, au XIXe siècle, désigne la patrie basque. Les deux termes ont donc une portée différente. "Euskal Herria" est une notion plus géographique et culturelle (le pays habité par les Basques), alors que "Euskadi" est une notion politique : elle désigne la nation basque. A l'heure actuelle, Euskadi est le nom basque de la Communauté Autonome du Pays Basque formé des provinces de Álava, Vizcaya et Guipuzcoa.